Trouver un conjoint, une histoire de roulette russe ?

 
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«Il marche dans la rue, chargé d’une boisson chaude qu’il vient d’acheter en hâte. Elle, elle se presse sur le bitume, accaparée par un métier très prenant. Et puis, tout à coup, c’est le choc : il la percute, le gobelet se renverse, salissant le chemisier jusque-là immaculé. Elle est là, s’énerve, prête à rugir, il est là tout confus. Mais quand leurs regards se croisent, l’ambiance change totalement…» De quoi faire rêver !

Et toi? A la vue d’un jeune homme/d’une jeune fille, séduisant(e) de préférence, lors d’un rassemblement de groupes de jeunes, par exemple, ne t’es-tu pas déjà posé la question :  » Et si c’était lui/elle ? »

Il ne s’agit pas d’acheter une paire de chaussures ou de choisir un single à télécharger. On peut rapporter un leggings trop long ou un MP3 défectueux, mais pas un conjoint qu’on juge « inapproprié »!

Alors autant ne pas se tromper !

L’unique consigne pour un/une chrétien(ne)

Trouver un conjoint est une aspiration légitime de l’être humain, puisque le Créateur a Lui-même dit qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul. Dieu a institué le mariage dès la fondation du monde (voir encadré). Si tu appartiens au Seigneur et que tu rêves d’un mariage réussi, il est important que tu suives les instructions laissées dans la Bible. On y trouve quelques rencontres homme-femme : 

• Jacob, fou de Rachel, qui prouve son amour pour elle en attendant plusieurs années avant qu’elle ne soit sienne.

• Eliézer qui va chercher Rébecca pour Isaac.

Point commun entre ces personnages : ils choisissent dans leur propre famille, tout simplement parce qu’ils souhaitent que le Dieu de leur future épouse soit le même que Celui qu’ils servent.

C’est là LA donnée fondamentale du mariage selon Dieu : la seule condition que la Bible donne par rapport au conjoint, c’est qu’il soit choisi « dans le Seigneur » (1 Co 7.39).

À noter Dans le projet initial de Dieu face au mariage (Gen. 2.24, projet cité deux fois par Jésus et repris par l’apôtre Paul), il s’agit d’un homme quittant le foyer dont il est originaire pour s’attacher (littéralement pour être collé !) à une femme et former avec elle une seule chair, un nouveau foyer. Pas de renseignements particuliers sur la façon dont cela doit se faire, si ce n’est un détail non négligeable : c’est l’homme qui initie la démarche (alors les gars, ne vous dégonflez pas !)

Tout le reste est open

En dehors de ce point, pas d’autres infos. Dieu nous laisse libres, libres de nous marier avec qui on veut. Voilà une preuve réelle de son amour et une grande responsabilité pour nous. Mais alors, comment savoir ?

Trouver l’unique perle que Dieu me destine ?

J’ai cru pendant des années que Dieu m’avait réservé spécifiquement un mari. J’imaginais une rencontre avec un faisceau lumineux sur le chrétien en question avec une voix venant du ciel : « C’est lui ». Penser ainsi révèle deux mauvaises conceptions :

• croire que Dieu détermine tout pour nous (et donc que toute erreur serait fatale).

• penser qu’on ne peut s’entendre bien qu’avec un seul être sur terre (qu’en est-il alors des veufs qui souhaitent se remarier ?)

La vie est plus simple que ça : on vit, on rencontre des gens, on s’attache à certains et parfois l’attachement devient réciproque.

Le physique en premier ?

L’attirance physique est un élément important de la rencontre, souvent le premier au niveau chronologique mais pas forcément l’essentiel.

«Heureusement pour J., beau grand blond qui préférait les grandes blondes et a épousé C., petite brune attirée par les petits bruns !»

La passion dévorante ?

Des coups de foudre, on en trouve dans la Bible, du style « il la voit, elle lui plaît » et les voilà dans le même lit : David (2 Samuel 11), Amnon (2 Samuel 13)… Le point commun entre ces deux histoires, c’est l’attirance physique qui conduit à une union sexuelle illicite (disons même un viol !) aux conséquences déplorables (= mort d’autres personnes). Aujourd’hui, nous sommes abreuvés de ces rencontres-éclair avec retrouvailles express dans un lit qui sont un leurre, faisant croire aux spectateurs que l’union de deux êtres se limite à un rapprochement sexuel.

A l’essai ?

L’humain moderne vit dans le matérialisme, dans le « à consommer tout, tout de suite »,  qui pousse aussi les gens à habiter ensemble « pour voir s’ils sont compatibles » mais aussi pour épargner des doubles frais de logement !

La question qu’on peut se poser par rapport au « couple à l’essai » est : « Quand sait-on qu’on est faits l’un pour l’autre pour alors s’engager dans la voie du mariage ? »

Au bout d’un mois ? De trois disputes sans vaisselle cassée ?  De dix «nuits de folie » ? D’un enfant ?

Permets-moi de te décevoir, mais la personne dont tu tomberas amoureux(se) ne rentrera jamais complètement dans le schéma que tu t’en es fait. Il y aura toujours un point qui divergera, un détail au moins qui changera tout simplement parce qu’on épouse une personne vivante et réelle, pas un rêve ! L’union parfaite, the perfect match, n’existe pas parce que le mariage est l’union de deux imparfaits, pécheurs devant l’Éternel ! Alors pas besoin de « s’essayer » avant !

Un choix déterminé et définitif. 

Le mariage est un choix. Mutuel et réciproque. A l’instant où tu t’engages devant le maire, devant témoins, tu montres que tu t’attaches à une personne « à la vie, à la mort » et que tu es prêt(e) à en assumer les conséquences.

Parce que vous vous appréciez mutuellement, que vous vous attirez physiquement, que vous avez les mêmes objectifs de vie et que vous vous trouvez des qualités.

Pour exemple :

N. a vu en L. une femme équilibrée, serviable, ouverte aux autres et c’est ce qui a finalisé son choix, parce que du choix, il en avait !

CL. et S se connaissaient depuis leur jeunesse : « On a grandi, évolué côte à côte et on s’est dit qu’on pourrait continuer comme ça ».

Pour de nombreux couples, l’expression « ça coulait de source » transparaît, prouvant qu’une amitié profonde peut évoluer en engagement officiel.

Un choix qui dit «non» à tout le reste.

Quand tu dis « oui » à une personne, c’est que tu renonces à tous les autres conjoints potentiels ! Faire des choix, c’est faire des deuils. Pas question de se dire, plus tard, quand les couleurs de l’amour pourront peut-être ternir : « Si je m’étais trompé(e) ? Si ce n’était pas le bon ? » C’est ce lien du mariage qui justement vous aidera à braver les tempêtes, surmonter les difficultés, construire une belle union.

Un choix résolu, pas un coup de poker.

Tu rêves de te marier ? Bien ! Essaie juste de voir cette aventure non comme une recherche, un « coup de poker », de « roulette russe », mais comme une question de choix. Pas de recette miracle, juste la consigne du Créateur (Michée 6.8 On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.)

Vis ta vie, rencontre des gens, des chrétiens et chrétiennes, aime et sers ton Dieu, donne-toi aux autres… Des rencontres te marqueront, d’autres moins et peut-être qu’une te touchera plus parce qu’elle sera plus profonde, plus pétillante (coup de foudre possible !), plus réciproque…

À ce moment-là, vous vous poserez, à deux, la question suivante : «On est attaché à Christ, on s’attire, on s’apprécie… et si on se CHOISISSAIT ? ».

Et le mariage avec quelqu’un qui n’est pas chrétien ?

Tu l’auras compris, la consigne fondamentale que Dieu te donne vis à vis du choix du conjoint, c’est d’épouser quelqu’un(e) attaché(e) à Christ. Si ton choix se tourne vers une personne qui ne partage pas ta foi, si foi en Dieu tu as, tu perds La dimension la plus importante de la vie à deux : celle du partage d’amour de Christ.

Avec le recul Il y a des années de cela, deux de mes amis engagés alors dans leur église, engagés dans les séjours jeunesse, sont tombés amoureux chacun d’une personne avec qui ils avaient de nombreux points communs, une attirance physique, des affinités, etc. Sauf la relation vivante avec Jésus. Ils se sont chacun mariés avec cette personne, peut-être en espérant secrètement « qu’elle se convertirait. » Des années (et des enfants) après, je les ai revus. Tu attends peut-être que je te dise qu’ils sont malheureux en mariage ? Que Dieu les a punis en leur envoyant des malheurs ? Rien de tout ça. Les disputes et mésententes font hélas aussi partie des mariages chrétiens ! Et Dieu n’a pas pour habitude de se venger sur les réfractaires
Ce qui sort de ces unions chrétien et non-chrétien, c’est un terrible sentiment de frustration, une baisse de la faim spirituelle, des difficultés de témoignage, une gêne, un manque, des problèmes de cohérence par rapport à l’éducation des enfants et la peur de la séparation éternelle d’avec celle/celui qu’ils aiment le plus sur terre.

Autant décider de suite de ne pas ajouter des difficultés à la vie à 2 !

Source: tajeunesse.org