L’avortement

 
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L’avortement est le meurtre légal de ceux que nous aurions pu aimer.

L’homme est la seule créature qui ait été faite à l’image de Dieu. Nous sommes les seuls à posséder cette caractéristique unique, parmi toutes les créatures. L’homme est le seul à être l’objet de l’amour rédempteur de Jésus-Christ. Christ a accepté de souffrir et de mourir pour nos transgressions, mais Il a dû d’abord venir dans une chair semblable à la nôtre. Il a été conçu dans le sein d’une femme, et il y est resté neuf mois comme n’importe quel autre bébé. Puis il est né comme un être humain normal, sauf qu’Il était sans péché. Le Fils de Dieu existait en tant que Personne divine avant Son incarnation, et Il a continué à être une Personne dans le sein de Marie.

Dieu a dit à Noé : « Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image » (Genèse 9 :6). Dieu insiste sur le fait que l’homme est unique. Il vaut bien plus qu’un animal.

Etant donné que j’écris cet article dans une perspective biblique, la Bible est l’autorité dont je m’inspire. Mais, même indépendamment de ce point de vue, nous devons répondre à certaines questions logiques. Même si l’on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même répondre à la question suivante : « Est-ce qu’un fœtus, ou même un embryon, dès le stade de sa conception, est un être humain aux tout premiers stades de son développement ? Sommes-nous dès le début en présence d’une vie humaine ? » Même le mot « fœtus » est un mot latin qui signifie « petit rejeton ».

Ceux qui détruisent un fœtus détruisent une vie humaine. Ils prennent une décision morale que seul Dieu peut prendre. Dieu accorde la plus haute valeur et la plus grande sainteté à la vie humaine, et Il ne prend pas à la légère l’effusion du sang innocent.

On utilise aujourd’hui les termes « embryon » et « fœtus » pour désigner, en langage scientifique, les premiers stades du développement d’un être humain. Ces termes n’ont jamais été utilisés pour suggérer qu’il s’agit d’autre chose qu’une vie humaine, même s’il est vrai que d’autres utilisent ces termes pour les appliquer à des animaux.

L’avortement prive un enfant de tout ce que nous possédons déjà. Nous sommes tous passés par le même processus, sauf que nous sommes parvenus jusqu’à la naissance. Devrions-nous priver les fœtus de ces mêmes droits ?

Voici ce que Thomas Jefferson a écrit dans notre Déclaration d’Indépendance : « Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux, et qu’ils ont reçu de leur Créateur certains droits inaliénables. Parmi ces droits, il y a la vie, la liberté, et la poursuite du bonheur ».

Ces droits dépendent de la vie. La vie est le premier droit mentionné par la déclaration. La vie est fondamentale, parce qu’elle est nécessaire pour pouvoir jouir des autres droits et poursuivre le bonheur. Thomas Jefferson a aussi écrit : « Le premier et seul objectif légitime d’un bon gouvernement est de préserver la vie humaine et de veiller à son bonheur, non pas de la détruire ». La recherche de la liberté ne doit donc pas primer sur le droit à la vie.

Dès le moment de sa conception, un embryon est un être humain. Le fait qu’il ne soit pas encore conscient n’a rien à voir avec les éléments qui constituent un être humain. Quelqu’un peut s’évanouir et perdre conscience, mais il n’en reste pas moins un être humain. Quand nous dormons, cessons-nous d’être des êtres humains ?

Lorsqu’on décide de réduire un enfant à l’état de tissu cellulaire, on dévalue la vie humaine. Si nous considérons qu’un fœtus n’est pas un être humain, nous déprécions la valeur d’une vie humaine. Si nous décidons de mettre à mort un être qui ne peut pas décider de lui-même, nous pourrions aussi le faire dans d’autres situations. Si nous n’attachons plus de valeur morale à la vie humaine, nous devenons comme des animaux qui agissent avec violence. Nous retournons à la loi de la jungle, où seuls les forts peuvent survivre. Il est plus conforme à l’humanité d’aider ceux qui sont faibles et sans défense. C’est ce qui distingue les hommes des animaux.

Si vous perdez le respect de la vie, vous perdez le respect de l’humanité. Tout le genre humain est fait à l’image de Dieu. Il a le potentiel de refléter et de démontrer la nature divine. Toutes les crises de société, tous les meurtres, crimes et vols, sont la conséquence du fait que l’on a perdu le respect pour ce que Dieu a donné. Dieu a imprimé certaines règles morales dans le cœur humain. Mais notre conscience a été endurcie par notre égoïsme.

Faye Wattleton, ancien président de l’Association du Planning Familial, a fait en 1997 cette déclaration honnête : « Je crois que nous nous séduisons nous-mêmes, si nous croyons que les gens ne se rendent pas compte que l’avortement est un meurtre. Toute affirmation que l’avortement n’est pas un meurtre est le signal de notre ambivalence, le signal que nous ne pouvons pas dire que cela tue un fœtus. Nous préférons dire que la femme doit décider elle-même de tout ce qui concerne son corps ». Admettre que l’on tue « quelque chose », c’est admettre que cette « chose » est vivante. Mais les êtres humains ne conçoivent que d’autres êtres humains, pas des grenouilles ou autre « chose » ! Nous devons donc considérer l’avortement comme un meurtre, à partir du moment où nous connaissons les faits et où nous décidons quand même d’avorter. L’Association du Planning Familial croit toutefois que le fœtus ne devient un bébé qu’à la naissance. N’est-ce pas un grand miracle, que de passer du stade « d’espèce humaine » à celui de bébé, du simple fait que celui-ci quitte le sein de sa mère ?

Qui peut se mettre à la place de Dieu, pour décider qu’avant un certain stade de développement, l’enfant qui se développe dans le sein de sa mère n’est pas encore un être humain ? Le petit embryon se développe dès la conception. S’il y a développement et croissance, c’est donc qu’il y a la vie. La vie est présente dès l’instant de la conception. C’est un fait. La science a prouvé que la vie humaine existe dans le fœtus dès le moment de sa conception. Dire qu’un fœtus peut mourir implique qu’il était d’abord en vie. Les fœtus qui ont survécu à une tentative d’avortement à l’âge de quatre mois prouvent qu’ils n’étaient pas qu’une « chose » qui s’est développée pour devenir plus tard un être humain. Ils étaient des êtres humains dès leur conception. Le fait que la mère soit capable de porter un enfant qui se développe en elle prouve que l’enfant est vivant dès la conception. Elle ne fait que le nourrir pour le maintenir en vie. Le fœtus produit une hormone protectrice, qui empêche le corps de sa mère de le considérer comme un tissu étranger, et de le rejeter. Le fœtus constitue une vie à part, séparée de celle de sa mère. Elle le porte et le nourrit, tout comme elle continuera à s’en occuper lorsqu’il sera né. L’enfant ne survivrait pas s’il était entièrement négligé après sa naissance. De même, le fœtus ne survivrait pas s’il n’était plus nourri dans le sein de sa mère.

Un bébé a les réactions d’un être vivant dans le sein de sa mère. Il a faim, il mange, il fait de l’exercice en se déplaçant et en donnant des coups. Mais il dépend de celle qui le porte pour protéger sa croissance. Quand quelqu’un frappe une femme enceinte, si le bébé meurt, on appelle bien cela un meurtre. Pourquoi ? Est-ce logique, dans ce cas, que nous puissions détruire volontairement ce bébé par un avortement ? La seule chose qui change, c’est la permission donnée par la mère. Mais un meurtre est un meurtre. Nous conseillons aux femmes enceintes de ne pas boire, ni de prendre certains médicaments, car cela pourrait affecter le développement de l’enfant. Certaines femmes enceintes alcooliques ou droguées ont été inculpées de maltraitance d’enfant, en raison des conséquences néfastes sur le bébé, avant et après sa naissance.

La science a noté le moment précis où la vie de l’embryon commence. Il s’agit du moment où l’ovule est fertilisé par un spermatozoïde. C’est alors que démarre le développement cellulaire, car l’ADN est complet. Dès la conception, toutes les caractéristiques futures de l’individu sont déjà déterminées, le sexe de l’enfant, son intelligence, la couleur de ses cheveux et de ses yeux, etc… Tout est déjà complètement déterminé, dès la fertilisation de l’ovule, par le code génétique du bébé, contenu dans ses 46 chromosomes humains ! En l’espace d’une semaine, l’embryon se fixe sur la paroi de l’utérus. Deux semaines après la conception, le corps de la mère commence à se transformer, et son cycle menstruel s’arrête. Dès cette période, le bébé commence à émettre des ondes cérébrales. 17 jours après la conception, l’embryon commence à produire ses propres cellules sanguines. Le placenta se développe. Il s’agit bien d’une vie nouvelle, distincte de celle de la mère, mais dépendant d’elle. Les médecins nous disent qu’à partir du dix-septième jour, le bébé a déjà tout ce qu’il faut pour croître. Il ne lui faut plus que de la nourriture et du temps pour grandir ! A trois semaines, le cœur du bébé a déjà commencé à battre et à faire circuler son sang. Ce n’est pas le cœur de la mère qui le fait, c’est le cœur du bébé. Le type du sang du bébé est souvent différent de celui de la mère ! A 20 jours, tout le système nerveux est en place. A 28 jours, il y a déjà 40 paires de muscles qui se développent le long du tronc, pour devenir les bras et les jambes. A 30 jours, le sang circule dans tout un système cardio-vasculaire. Le développement du nez et des oreilles a commencé. A 40 jours, l’énergie développée par le cœur du bébé est déjà 20 % de celle de l’adulte ! A 42 jours, le squelette est complet et les réflexes fonctionnent. A 43 jours, il est possible de mesurer les ondes cérébrales du bébé sur un électroencéphalogramme. Cela prouve qu’il est bien un être humain en train de penser ! A deux mois, le corps est entièrement formé, jusqu’aux doigts et aux empreintes digitales, ce qui prouve aussi qu’il est un individu unique. Tous les systèmes de son corps fonctionnent. Le bébé possède un squelette, des nerfs, un système circulatoire… Dès la 10e ou 11e semaine, le bébé peut respirer le liquide amniotique et uriner. Dès la 9e semaine, le bébé peut émettre et recevoir des messages de douleur. Il peut avaler, remuer sa langue, sucer son pouce, inhaler et exhaler. Il est bien un petit être humain parfaitement formé ! C’est une personne unique, qui n’avait jamais existé auparavant, et qui n’existera plus jamais dans l’histoire humaine ! Elle a la possibilité de vivre de 70 à 90 ans, et d’apporter sa contribution à l’humanité. Comme le dit le slogan bien connu : « Si ce n’est pas un bébé que tu portes, alors tu n’es pas une femme enceinte ! »

« Je crois qu’il n’y a aucun doute sur le moment où commence une vie humaine. Elle commence dès la conception ! Dire que l’on devient un être humain à un autre moment que celui de la conception est une absurdité biologique » (Déclaration d’André Helleger, médecin au Centre Hospitalier Universitaire de Georgetown).

On nous dit qu’une femme doit avoir la maîtrise de son corps, et c’est vrai. Mais le petit corps qui est en train de se former dans son corps n’est pas le sien ! Les cellules, les chromosomes et les gènes du bébé sont tous différents des siens. Même le sexe est parfois différent. L’avortement ne concerne pas les droits de la mère, mais ceux de l’enfant, d’un innocent qui n’a rien à dire ! On supprime quelqu’un qui est incapable de résister à ceux qui veulent l’éliminer, pour des mauvais motifs, ou des motifs égoïstes. Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un qui me dise qu’il aurait préféré qu’on l’avorte, plutôt que de jouir de sa vie. Qui ose affirmer, à moins d’être complètement irrationnel, qu’il n’était pas encore un être humain, à un certain stade de son développement prénatal ?

Voici ce qu’a dit le grand pianiste Arthur Rubinstein : « Ma mère ne voulait pas d’un 17e enfant. Elle avait donc décidé de se débarrasser de moi. Mais il s’est alors passé quelque chose de merveilleux. Ma tante l’a dissuadée d’avorter, ce qui m’a permis de naître. Pensez-y ! Je suis un miracle vivant ! » Combien de centaines et de milliers d’enfants dont on n’entend plus parler auraient pu apporter au monde leur talent et leur contribution ! Rien qu’en Amérique, parmi les 40 millions d’enfants que nous avons mis à mort, combien auraient pu devenir des dirigeants de valeur ou apporter leur contribution à la société et à la gloire de Dieu ! Nous sommes en train d’avorter notre propre peuple ! C’est la même chose que de perdre des soldats dans une guerre sur un sol lointain. La seule différence est l’endroit de la mort. Dans le cas d’un avortement, cela se passe sur le sol américain, et la bataille se déroule dans le ventre de la mère. Si celle-ci peut accepter l’idée de mettre à mort l’enfant qu’elle porte, c’est l’ennemi de la vie qui a gagné. Peu importe si l’on choisit une balle, du gaz, ou tout autre moyen pour mettre fin à une vie. Ce qui compte, c’est la fin que l’on recherche. La mort reste la mort, qu’elle survienne à 6 jours, à 6 semaines, à 5 mois, à un an ou à 80 ans. Le sondage Gallup du 28 février 1991 a montré que 82 % des Américains ignoraient qu’une nouvelle loi avait légalisé l’avortement pendant toute la durée des neuf mois de la grossesse.

Tout ce problème de l’avortement a fait l’objet d’une masse d’informations erronées ou de désinformation, provenant de l’aile libérale de la société.

Le Docteur Bernard Nathanson a commencé par être l’un des principaux partisans de l’avortement. Puis il fut le co-fondateur de l’Association Nationale pour la Suppression des Lois sur L’Avortement. Il a reconnu qu’avec d’autres partisans de l’avortement, il avait délibérément menti à propos de certains faits concernant l’avortement. Il a changé complètement sa position et défend à présent le droit à la vie, désirant rectifier une situation qu’il avait contribué à créer. Voici ce qu’il a déclaré, après avoir changé de position : « Les études immunologiques ont démontré avec une certitude absolue que lorsqu’un embryon se fixe sur la paroi de l’utérus, huit jours après la conception, les mécanismes de défense de la mère, en particulier les globules blancs, sentent que cette créature qui s’installe est un intrus qui doit être expulsé. Il se produit alors une attaque immunologique massive contre l’embryon… Mais, grâce à un système de défense ingénieux et extraordinairement efficace, l’embryon parvient à repousser cette attaque… Ainsi, même à l’état de boule microscopique, ce petit « corps » sait reconnaître le « soi » du « non-soi ». » (Bernard Nathanson, The Abortion Papers : Inside the Abortion Mentality (Dossier sur l’avortement : Comprendre la mentalité de l’avortement), page 150, 1983).

Ceux qui défendent la liberté de choisir s’opposent à ceux qui défendent la liberté de vivre. Ces derniers ne sont pas contre le fait de faire un choix, mais ils s’opposent au meurtre. Alors que les premiers ne veulent rien d’autre que la liberté de tuer un bébé innocent. Ils choisissent rarement la vie ! Ils peuvent présenter le problème de cette manière, mais les faits prouvent quelle est leur position réelle. Une femme peut avoir le droit de prendre des décisions personnelles. Elle a choisi d’avoir un rapport sexuel. Ce qu’une femme n’a pas le droit de faire, c’est de disposer à son gré de la vie de son enfant, parce qu’elle pense qu’il va ruiner sa vie ou lui apporter toutes sortes de désagréments. Pourquoi les avocats du libre choix sont-ils tellement dérangés quand une femme change d’avis, et décide de ne plus avorter, parce qu’on lui a exposé les faits ? Ne sont-ils pas pour la liberté de choix ? En fait, ils veulent la liberté de choisir, non pas la vie, mais un avortement. La liberté de choix aboutit le plus souvent à choisi la mort, et non la vie !

Qu’est-ce qui tue le plus, la guerre ou les avortements ?

Chaque année, en Amérique, un million et demi de bébés sont tués par avortement. Ce chiffre annuel est plus élevé que celui de tous les Américains morts dans toutes les guerres menées par l’Amérique depuis sa création, c’est-à-dire la guerre d’indépendance, la guerre civile, les deux premières guerres mondiales, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam, et la guerre du Golfe ! La guerre d’indépendance a tué 25.234 américains, la guerre civile en a tué 498.332, la première guerre mondiale 116.708, la seconde guerre mondiale 407.316, la guerre de Corée 54.246, et la guerre du Vietnam 58.151, soit 1.043.569 morts au total.

Depuis la légalisation de l’avortement, près de 40 millions de bébés ont été tués !

Nous pouvons dire que la première cause de mortalité aujourd’hui en Amérique est représentée par les avortements. Ce n’est pas le cancer (550.000 morts par an), ni les maladies cardio-vasculaires (700.000 morts), ni le SIDA, bien que cette maladie soit déjà la sixième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans. Ce ne sont pas non plus les accidents (40.000 morts), ni les suicides (30.000 morts), ni les meurtres (25.000 morts). Chacune de ces morts est une tragédie, car il s’agit à chaque fois d’un être humain qui meurt. Puisque nous comptons sur l’éducation ou sur la loi pour empêcher ceux qui veulent tuer des êtres humains de le faire, nous n’avons pas d’autre choix que de faire de même en ce qui concerne l’avortement.

Aujourd’hui, on fait payer une amende de 500 dollars à ceux qui détruisent un œuf d’aigle royal, car cela revient à supprimer un embryon d’aigle. Des milliers de personnes militent contre la recherche médicale pratiquée sur des animaux. On veut sauver les baleines, sauver les arbres, et sauver nos océans. Pourtant, nous sommes en train de détruire une génération d’êtres humains qui pourrait profiter de toutes ces choses. Nous punissons ceux qui détruisent l’environnement ou les espèces en voie de disparition, mais nous pourrions bientôt mettre le genre humain sur la liste des espèces en voie de disparition, si nous continuons à avorter à ce rythme ! Combien d’espèces animales ont été pratiquement éliminées, au point d’être inscrites sur la liste des espèces en danger !

Nous avons même fait des lois qui permettent de recueillir des avortons, pour prélever leurs organes et les donner à d’autres, et nous continuons à dire que ces avortons ne sont pas des êtres humains ! Est-ce si difficile de savoir ce qui n’est pas un être humain ? 63 % des Américains sont opposés à l’octroi de crédits fédéraux à la recherche sur des tissus prélevés sur des fœtus humains avortés (Wirthlin, 22 janvier 1992).

Il n’y a actuellement qu’un seul bébé adoptable pour 40 couples désirant en adopter un. Deux millions de personnes souhaitent adopter un bébé et lui donner l’amour que sa mère lui refuse. En fait, il n’existe pas réellement de bébé dont personne ne veut. Il peut être rejeté par sa propre mère, mais il y a beaucoup de gens qui voudraient l’adopter et le chérir. Il n’y a que 50.000 bébés adoptables par an, selon William Pierce, Directeur du Comité National des Adoptions. Aucun bébé ne devrait être puni de mort sous prétexte que quelqu’un l’a conçu par erreur ou a été victime d’un viol. Même si la conception s’est faite dans des circonstances atroces, pourquoi punir un enfant innocent à cause du mal causé à sa mère par une autre personne ? En fait, 1 % des femmes seulement déclarent être devenues enceintes à la suite d’un viol ou d’un inceste.

Beaucoup d’enfants sont nés à la suite d’un viol, et sont devenus par la suite des gens merveilleux, parce qu’on leur a donné une chance de vivre. La chanteuse de Gospel Ethel Waters a redonné l’espoir à des millions de personnes par ses chants. Il en est de même pour James Robinson, qui exerce un ministère en faveur des pauvres et des affamés en Afrique et dans d’autres pays. Beaucoup d’autres enfants nés à la suite d’un viol ont été une bénédiction, pour les Chrétiens comme pour ceux qui ne le sont pas. On ne devrait donc même pas invoquer l’excuse d’un viol pour justifier un avortement.

La manière dont des parents aiment leur bébé reflète leur compréhension de l’amour de Dieu pour eux. Il en est de même pour les relations entre les membres de la famille. Nous vivons à une époque où l’illettrisme biblique est de règle. Les gens ne savent plus à quel point la vie est précieuse. Ils ne savent plus ce que Dieu exige en matière de vie sexuelle. Il fut un temps où les parents aimaient leurs enfants, et auraient donné leur propre vie pour leur bébé. Aujourd’hui, ils préfèrent les sacrifier sur l’autel du dieu du plaisir, pour éviter tout problème. Les statistiques prouvent que de 51 à 63 % des avortements concernent des bébés portés par des femmes non mariées. Cela prouve qu’il s’agit de personnes qui ont eu des relations sexuelles en dehors du mariage. Comme ces personnes ne sont pas engagées dans les liens du mariage, leurs enfants ne sont souvent pas désirés. Des femmes non mariées avortent six fois plus que des femmes mariées. La raison est claire : elles sont moins incitées à s’investir dans l’éducation d’un bébé, et respectent donc moins leur vie.

La Bible s’adresse à ceux qui vivent dans leur nature déchue. Dans Galates 5 :19, Paul décrit les nombreuses facettes de la vie de péché. L’une de ces facettes s’appelle la fornication et l’impudicité, ou l’immoralité. Cette description se rencontre cinq fois dans les écrits de Paul, qui la mentionne chaque fois en premier, comme dans 1 Cor. 6 :9 et Col. 3 :5. Dans les sociétés grecque et romaine, la fornication et l’immoralité étaient très répandues, comme aujourd’hui. Le Christianisme a introduit un nouveau concept, celui de chasteté ou de pureté. Le corps d’un Chrétien est le temple du Seigneur, le Saint-Esprit. C’est Lui qui donne aux Chrétiens la puissance de vivre dans la pureté, et de ne plus vivre comme des païens qui ne croient pas en Dieu, ou qui ont adopté des pratiques religieuses perverties.

Ceux qui se retrouvent avec une grossesse non désirée, et qui se sentent incapables d’affronter ce problème et le stress qu’il leur occasionne, préfèrent ôter la vie à leur bébé, parce qu’ils sont convaincus qu’il va être une source de graves problèmes. Ce n’est qu’à l’époque moderne que les gens ont commencé à commettre un tel acte de leur propre initiative. Parce qu’il s’agit tout de même d’un acte contre nature ! Mais, en raison d’une mauvaise information, des mères considèrent un avortement comme un choix possible. C’est le bébé qui subit une punition, alors que la mère n’en souffrira les conséquences que plus tard.

Presque tous les avortements sont faits pour des raisons non thérapeutiques. Ils sont faits en général pour des raisons de commodité ou des raisons sociales et économiques. Presque 1,3 million d’avortements sont faits chaque année parce que les femmes ne voulaient pas avoir une grossesse à ce moment-là. Voici les raisons les plus fréquemment invoquées par les mères : le bébé interfère avec leur travail, avec leurs études ou d’autres responsabilités (77 %). Elles ne peuvent pas se permettre d’avoir un bébé à ce moment de leur vie (66 %). Elles veulent éviter de se retrouver mères célibataires (51 %). Elles ne veulent pas avoir de problèmes avec leur mari ou leur compagnon (50 %). Elles ne sont pas prêtes à exercer cette responsabilité (31 %). Elles ne veulent pas que l’on sache qu’elles ont eu des relations sexuelles avant le mariage (31 %). (D’après une étude de l’Institut Alan Guttmacher).

Près de 30 % des avortements concernent des adolescentes, dès l’âge de 14 ans, et sans le consentement de leurs parents. Certaines mères ont parfois à peine dix ans.

Parmi tous les pays développés, les Etats-Unis sont celui où le taux de grossesse chez les adolescentes est le plus élevé. Près de 1 million d’adolescentes deviennent enceintes chaque année. L’âge du consentement parental pour un avortement est de 16 ans pour la plupart des Etats-Unis. Seuls 4 Etats ont abaissé l’âge du consentement parental à 14 ans. En revanche, il est stupéfiant de voir qu’il faut avoir 18 ans pour être libre de se faire tatouer ou percer les oreilles ! L’avortement est une opération sérieuse, et pourtant, on le traite bien moins sérieusement qu’un tatouage ou un perçage ! Pourtant, il s’agit d’une vie humaine, et non d’une décoration !

55 % des avortements sont opérés sur des femmes de moins de 25 ans. Le taux d’avortement, c’est-à-dire le nombre d’avortements pour 1.000 femmes en âge d’avoir des enfants, est le plus élevé pour la tranche d’âge de 18 à 19 ans : 56 pour mille, comparé à 26 pour mille pour toutes les femmes de 15 à 44 ans, en 1992.

En 1991, le nombre des bébés avortés était supérieur à celui des naissances. Quelle triste statistique ! Le but même de la médecine est de sauver des vies, pas de les détruire. Le serment d’Hippocrate a représenté la conscience de la morale pendant des siècles. 98 % des avortements en Amérique sont opérés pour des raisons sociales, 2 % seulement pour des raisons médicales, c’est-à-dire lorsque la vie de la mère ou de l’enfant était en danger.

Pourtant, le Docteur Everett Koop, Ministre de la Santé, a déclaré qu’en 36 ans de pratique médicale, il n’avait jamais été confronté à la nécessité de devoir pratiquer un avortement parce que la vie de la mère était en danger ! Ce cas est donc très rare. Mais les gens cherchent des excuses pour justifier leurs actions. Le fait d’invoquer cette excuse a largement ouvert la porte à toutes sortes d’autres excuses possibles et imaginables !

Rappelez-vous le cas de cette jeune fille de 17 ans qui avait avorté toute seule et qui avait été accusée d’avoir commis un crime. Si elle avait eu l’argent nécessaire et si elle était allée dans une clinique, le résultat aurait été le même. Pourquoi est-ce elle qui a été accusée d’un crime, et non les médecins qui auraient pratiqué l’avortement, puisque c’était son choix personnel ? Je connais plusieurs cas semblables.

Voici ce que l’Association du Planning Familial pense des bébés : « Les bébés ne sont pas de gentils petits êtres ! Ils font pipi et se salissent, ils tombent malades, et ils coûtent très cher ! » (The Perils of Puberty – Les périls de la puberté, Rocky Mountain Planned Parenthood, 1974). Mais n’est-ce pas aussi le cas de certains vieillards et handicapés ?

Vingt ans plus tard, ils n’ont pas changé d’avis : « Les bébés sont bruyants, ils sentent mauvais et ils coûtent cher. Il faut vraiment que vous en vouliez un ! » (Planned Parenthood of Minnesota/South Dakota, newspaper ad, Burnsville/Lakeville San Current, 16 octobre 1996).

Le point de vue de Dieu.

Le mot grec traduit par « enfant » est « breposs ». C’est le même mot qui est employé pour désigner les enfants mis à mort sur l’ordre de Pharaon. Ce mot est aussi utilisé dans Luc 1 :41, 44 pour désigner le bébé qui est encore dans le sein de sa mère. Dans d’autres passages, il désigne aussi un embryon, un fœtus, un bébé, ou un petit enfant (Luc 2 :12, 2 :16, 18 :15 ; 2 Tim. 3 :15 ; Actes 7 :19 ; 1 Pierre 2 :2).

La Bible dit que « la vie est dans le sang ». Dieu ne fait aucune différence entre un enfant qui n’est pas encore né et un nouveau-né ! Pour lui, ce sont tous des enfants.

« Voici, des fils sont un héritage de l’Eternel, le fruit des entrailles est une récompense » (Psaume 127 :3). Il suffit d’attendre neuf mois pour que ce fruit des entrailles devienne une bénédiction !

« Ne m’as-tu pas coulé comme du lait ? Ne m’as-tu pas caillé comme du fromage ? Tu m’as revêtu de peau et de chair, tu m’as tissé d’os et de nerfs ; tu m’as accordé ta grâce avec la vie, tu m’as conservé par tes soins et sous ta garde » (Job 10 :10-12).

Ces versets nous montrent que Dieu était activement engagé dans la formation de Job dans le sein de sa mère ! C’est Dieu qui l’a revêtu de peau et de chair, qui l’a tissé d’os et de nerfs, et qui a formé toute la complexité de son corps humain. Cela nous prouve que Dieu est l’auteur de la partie matérielle de notre être, comme de sa partie immatérielle. Remarquez qu’il dit que Dieu l’a revêtu de peau. Il y a un esprit humain dans notre corps. Chaque être humain est unique et précieux aux yeux de Dieu. Il est un don de Dieu. Dieu ne forme pas une « chose » non-humaine dans le sein maternel, mais un enfant, qui reste un enfant de la conception à la naissance. Cet enfant ne subit aucun changement biologique lorsqu’il quitte le sein de sa mère !

« Eternel ! tu me sondes et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu pénètres de loin ma pensée ; tu sais quand je marche et quand je me couche, et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue, que déjà, ô Eternel ! tu la connais entièrement. Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi. Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir » (Psaume 139 :1-6). Ce passage nous montre que Dieu connaît chacune de nos paroles, avant même que nous les prononcions. Il connaît parfaitement l’identité ce cet être vivant que nous appelons un fœtus.

« C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât » (Psaume 139 :13-16). Dieu connaît dès le début quelle sera notre fin, avant même de créer qui que ce soit. Il connaît tout ce qui nous concerne avant même de nous donner la vie. La « masse informe » dont parle ce Psaume fait référence à l’embryon.

« Ainsi parle l’Eternel, ton rédempteur, celui qui t’a formé dès ta naissance (mot à mot : « dès le sein maternel) : moi, l’Eternel, j’ai fait toutes choses, seul j’ai déployé les cieux, seul j’ai étendu la terre » (Esaïe 44 :24).

« L’Eternel lui dit : Qui a fait la bouche de l’homme ? et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N’est-ce pas moi, l’Eternel ? » (Exode 4 :11). Un enfant infirme ou handicapé est considéré par Dieu comme n’importe quel autre être humain. C’est Dieu qui permet que l’on vive. Malheureusement, la chute de l’homme et nos propres péchés peuvent affecter le développement de l’enfant. Mais c’est quand même Dieu qui permet à cet enfant de vivre et de naître.

« Malheur à qui conteste avec son créateur ! – Vase parmi des vases de terre ! – L’argile dit-elle à celui qui la façonne : Que fais-tu ? Et ton œuvre : Il n’a point de mains ? Malheur à qui dit à son père : Pourquoi m’as-tu engendré ? Et à sa mère : Pourquoi m’as-tu enfanté ? Ainsi parle l’Eternel, le Saint d’Israël, et son créateur : Veut-on me questionner sur l’avenir, me donner des ordres sur mes enfants et sur l’œuvre de mes mains ? » (Esaïe 45 :9-11).

« Cependant, ô Eternel, tu es notre père ; nous sommes l’argile, et c’est toi qui nous as formés, nous sommes tous l’ouvrage de tes mains » (Esaïe 64 :8). Si c’est Dieu qui donne la vie, qui sommes-nous donc pour décider de l’ôter, surtout quand cette vie se développe dans un sein maternel qui devrait la protéger ?

« Tu ne prononceras point de sentence inique, et tu ne feras point mourir l’innocent et le juste ; car je n’absoudrai point le coupable » (Exode 23 :7). Avorter un bébé, c’est faire mourir un innocent.

 » Il y a six choses que hait l’Eternel, et même sept qu’il a en horreur ; les yeux hautains, la langue menteuse, les mains qui répandent le sang innocent, le cœur qui médite des projets iniques, les pieds qui se hâtent de courir au mal, le faux témoin qui dit des mensonges, et celui qui excite des querelles entre frères » (Prov. 6 :16-19).

« Les yeux de l’Eternel sont en tout lieu, observant les méchants et les bons » (Prov. 15 :3). Dieu connaît les intentions des cœurs, surtout de ceux qui se hâtent à verser le sang.

« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, et qui se croient intelligents ! » (Esaïe 5 :20-21).

Les Israélites sont tombés dans des pratiques semblables quand ils se sont détournés des voies de Dieu.

« Leurs pieds courent au mal, et ils ont hâte de répandre le sang innocent ; leurs pensées sont des pensées d’iniquité, le ravage et la ruine sont sur leur route. Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n’y a point de justice dans leurs voies ; ils prennent des sentiers détournés : quiconque y marche ne connaît point la paix. C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas ; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l’obscurité » (Esaïe 59 :7-9). Aujourd’hui, dans de nombreux domaines, il est devenu bon de faire le mal. Les gens s’efforcent de trouver de bonnes raisons pour transformer leurs ténèbres en lumière.

Quand Israël est tombé dans l’idolâtrie, ils ont sacrifié leurs bébés à des faux dieux (en grec, daimonoi, démons). Mais nous faisons aujourd’hui exactement comme eux, nous sacrifions nos bébés. Les raisons purement médicales représentent un très faible pourcentage des avortements. Les païens ont l’habitude superstitieuse de sacrifier leurs bébés, pour obtenir de meilleures récoltes, pour réussir dans leurs projets, ou simplement par commodité ou par plaisir. Peut-on obtenir quelque chose de bon avec des moyens aussi mauvais ? Pas plus aujourd’hui que dans le passé !

« Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes » (1 Cor. 3 :17). Dieu peut faire rendre compte à ceux qui font du mal à autrui. Il est parfaitement juste dans Ses jugements.

Le fait qu’un être humain ne soit pas encore né ne fait aucune différence pour Dieu (Exode 21 :22-25). Il ne fait aucune distinction entre les jeunes et les vieux. En ce qui concerne les bébés, on ne voit dans la Bible rien qui puisse justifier qu’on tue un innocent, s’il n’est pas encore né.

Paul écrit dans Galates 1 :15 : « Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce… » Paul reconnaît que c’est Dieu qui a planifié sa vie dès le moment de sa conception, à la gloire de Son Créateur.

Nous avons été prédestinés à accomplir des œuvres bonnes (Ephésiens 2 :10). Dieu a pour chacun de nous un plan, et Il veut que nous l’accomplissions selon Sa volonté.

L’Ecriture est donc claire, en ce qui concerne la personnalité d’un bébé qui n’est pas encore né. Une grossesse est une bénédiction, car elle concerne une précieuse vie. Que le meurtre d’un enfant soit commis dans le sein ou hors du sein maternel, il est toujours aussi condamnable. Le diable est venu pour tuer, dérober et détruire. C’est exactement ce qui se passe au cours d’un avortement. Il tue l’innocent, il dérobe le bonheur que la mère et l’enfant pourraient avoir, et il détruit le plan que Dieu avait pour cet enfant. Il détruit même souvent les relations entre la mère et son mari, ainsi qu’avec les enfants qu’elle pourra avoir plus tard.

Salomon a écrit dans Ecclésiaste 1 :9-10 : « Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés ».

L’avortement n’est pas nouveau. Il est mentionné dans l’Ancien Testament. Les premiers auteurs chrétiens étaient confrontés au même problème que nous aujourd’hui, car ils vivaient sous le gouvernement des Romains. Ils ont employé les mêmes paroles et les mêmes arguments que l’on retrouve aujourd’hui.

Voici ce qu’écrivait Marc Félix en 170 après J.C. : « Il y a au milieu de nous certaines femmes qui boivent des potions spéciales pour ôter la vie d’un être humain qu’elles portent dans leur sein. Elles commettent donc sur lui un meurtre, avant même de lui avoir donné le jour. (Marc Félix, avocat chrétien, Octavius, chapitre 30).

En 177, Athénagoras écrivait : « Quel homme rempli de bon sens affirmerait donc que nous pourrions être des meurtriers ? Quand nous disons que les femmes qui absorbent des drogues pour avorter commettent un meurtre, et qu’elles devront en rendre compte à Dieu, quels sont les principes qui pourraient nous autoriser à commettre un meurtre ? Si l’on regarde un fœtus comme un être créé, qui est donc l’objet des soins de Dieu, nous n’avons pas le droit de le tuer après lui avoir donné la vie. Nous ne devons pas non plus exposer (abandonner) un nouveau-né. Car ceux qui exposent un nouveau-né sont coupables d’infanticide. Quand on a commencé à élever un enfant, on ne l’abandonne pas à la destruction » (Plaidoyer pour les Chrétiens 35, chapitre 5).

En 210, Tertullien a écrit : « Parmi les instruments du chirurgien, il y a un couteau flexible qui permet d’ouvrir l’utérus, et de le maintenir ouvert. Il comprend aussi une lame annulaire, qui permet de disséquer délicatement les membres de l’enfant dans le ventre de sa mère. Il comprend enfin un appendice en forme de crochet, qui permet d’extraire tout le fœtus en une seule fois. Les chirurgiens ont appelé cet instrument « embruosphaktes », ce qui signifie « instrument de mise à mort de l’embryon ». (Les médecins qui pratiquent ces avortements) savent tous très bien qu’il s’agit d’un être vivant qui a été conçu. Ils ont quand même eu pitié de ce malheureux bébé, en commençant par le mettre à mort, pour ne pas le torturer vivant » (L’âme 25).

Le même auteur a aussi écrit, la même année : « Dans notre cas, puisque le meurtre nous est à jamais interdit, il ne nous est pas permis de détruire même le fœtus dans le sein de sa mère… Mettre fin à une grossesse n’est qu’un moyen plus rapide de mettre fin à une vie humaine. Il faut mettre sur le même plan la mise à mort d’un être humain déjà né et celle d’un être humain encore à naître. Cet embryon est destiné à devenir un homme. Il est comme la semence d’un fruit futur » (Apologie 9 :8).

En 228, Hippolyte a écrit : « Des femmes qui prétendent être Chrétiennes prennent des drogues qui les rendent stériles, ou se serrent très fort le ventre pour expulser le bébé qu’elles ont conçu. Car elles refusent, à cause de leur richesse et de leurs relations, de porter un enfant conçu par un esclave ou par une personne insignifiante. Voyez-vous, par conséquent, combien est grande l’impiété de ceux qui enseignent l’adultère en même temps que le meurtre ! » (Réfutation de toutes les hérésies).

De son côté, Flavius Josèphe, historien Juif, a écrit : « En outre, la loi nous ordonne d’élever tous nos enfants, et interdit aux femmes d’avorter leur progéniture ou de la détruire après la naissance. S’il est prouvé qu’une femme a agi de la sorte, elle sera considérée comme la meurtrière de son enfant, parce qu’elle a détruit une créature vivante, en amoindrissant l’humanité » (Flavius Josèphe contre Apion, Livre II).

Les activistes anti-avortements.

Je voudrais ajouter autre chose. Ceux qui prétendent s’inspirer de la Bible pour faire le mal ne sont pas représentatifs de la vérité de Dieu.

Nous ne sommes pas sous la loi de l’Ancien Testament. Personne ne devrait se faire justice soi-même. Ceux qui font du mal à ceux qui avortent, ou qui les tuent, sont devenus exactement semblables à ceux qu’ils voulaient éliminer. Ce n’est que du terrorisme. Il n’est pas sanctifié sous prétexte qu’il est pratiqué au nom du Seigneur. On usurpe la place de Dieu.

Nous devons avoir de l’amour pour les tous hommes, pas pour leurs pratiques. Dieu nous a aimés alors que nous étions des pécheurs. Le péché concerne tout ce qui est contraire à la volonté de Dieu. Certes, certains péchés entraînent des conséquences et des punitions plus graves que d’autres. Mais nous devons laisser Dieu en décider. Sinon, nous prenons la place du juge, et nous serons jugés nous-mêmes par Dieu.

Il appartient à Dieu seul de donner la vie et de la reprendre. Si nous supprimons la vie quand nous ne sommes pas directement menacés, nous devenons nous-mêmes des meurtriers. S’ils ne se repentent pas, ces meurtriers devront passer l’éternité en compagnie de ceux qu’ils ont voulu supprimer. Christ nous a enseigné de ne pas rendre le mal pour le mal, ni l’injure pour l’injure. Laissons Dieu décider. Jésus a dit qu’il nous sera fait comme nous avons fait. Job lui-même a écrit : « Si j’ai été joyeux du malheur de mon ennemi, si j’ai sauté d’allégresse quand les revers l’ont atteint, moi qui n’ai pas permis à ma langue de pécher, de demander sa mort avec imprécation » (Job 21 :29-30). Job ne s’est pas permis de médire de ceux qui faisaient le mal.

Ceux qui prétendent représenter Christ et qui usent de violence sont pires que ceux qui travaillent dans des cliniques d’avortement. Car ceux-ci ne savent pas ce qu’ils font, n’étant pas Chrétiens. Si vous êtes Chrétien, vous devez savoir ce que vous faites. Vous ne devez pas agir comme les membres de l’Inquisition, qui forçaient les gens à se convertir.

Ceux qui veulent supprimer les avorteurs font référence en particulier au passage suivant : « Si un homme tue quelqu’un, on ôtera la vie au meurtrier, sur la déposition de témoins. Un seul témoin ne suffira pas pour faire condamner une personne à mort. Vous n’accepterez point de rançon pour la vie d’un meurtrier qui mérite la mort, car il sera puni de mort » (Nombres 35 :30-31).

C’est une parole à double tranchant. Car si on l’utilise pour tuer un médecin avorteur, elle s’applique aussi au meurtrier de l’avorteur ! Nous n’avons pas le droit d’être les exécuteurs de la justice de Dieu ! En outre, la Loi de l’Ancien Testament a été donnée à Israël, qui était une théocratie. Aujourd’hui, en Amérique, nous ne sommes pas une théocratie. Vous ne pouvez pas faire votre propre gouvernement théocratique. Israël avait été choisi par Dieu pour être Son peuple. Si des Chrétiens (comme les Amish) veulent vivre selon les préceptes divins, ils sont libres de le faire. Mais ils ne peuvent pas forcer les autres à faire de même, ni leur appliquer les pénalités de la loi. Nous devons simplement leur dire ce que Dieu dit à ce sujet.

Le Nouveau Testament définit quels doivent être nos rapports avec les autres : « Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5 :44-48). « Parfait » signifie « sans défaut ni erreur », c’est un état de maturité complète.

Dans Romains 13 :9-10, Paul cite Jésus ainsi que l’Ancien Testament : « En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi » (Romains 13 :9-10). Ceux qui veulent faire appliquer les lois de Dieu en faisant du mal à autrui brisent eux-mêmes ces lois. Nous devons aimer notre prochain, qu’il soit Chrétien ou non.

La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. C’est l’amour de Dieu qui nous pousse à la repentance. « L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout » (1 Cor. 13 :4-7). Jésus-Christ n’a jamais commandé à Ses disciples de combattre les hommes. Il a même enseigné le contraire. Cela ne veut pas dire que nous ne devions pas prendre position pour présenter la vérité de Dieu. Mais cela signifie que nous ne devons pas employer les moyens du monde pour accomplir la volonté de Dieu de préserver la vie. La violence ne fait que produire la violence, mais l’amour véritable ne manque jamais son but.

Les faits concernant l’avortement.

Les faits parlent d’eux-mêmes. Un médecin a reconnu que les femmes sont rarement informées des conséquences possibles d’un avortement : « On induit le public en erreur en lui faisant croire que l’avortement n’est qu’un incident sans conséquences, une procédure rapidement expédiée. Il existe presque une conspiration du silence à propos des risques encourus. Ceci est médicalement indéfendable, lorsque la patiente doit souffrir à la suite d’un avortement » (« Law Abortion : A Critical Assessment of Its Risks » – La loi sur l’avortement : évaluation critique de ses risques – Stallworthy, pages 1245-1249).

Un médecin, le docteur Robert D. Crist, a dû subir la mort de trois femmes, peu après avoir pratiqué leur avortement. Il était pourtant reconnu comme l’un des médecins les plus compétents en matière d’avortements. Si une telle chose a pu lui arriver, qu’en est-il des médecins qui sont beaucoup moins compétents que lui ? Combien de femmes meurent entre ces mains moins expertes ? On explique aux candidates à l’avortement qu’il s’agit d’une procédure sûre. Mais il s’agit d’une opération sérieuse, semblable à toute autre opération chirurgicale. L’Institut National de la Santé déclare un taux de mortalité de 3 pour 10.000 avortements. Mais il existe d’autres risques. Un avortement sur quatre peut par exemple entraîner une infection, depuis l’infection légère jusqu’à l’infection fatale.

Une femme sur 24 (4,1 %) a dû subir des complications médicales immédiates (hémorragie sévère, infection, perforation de l’utérus, ou certaines parties du bébé demeurées dans l’utérus) (D’après le « Canadian Journal of Public Health » 1982, pages 396-400). En cas d’urgence, le médecin doit normalement tenter de sauver la mère et l’enfant, et ne doit pas supprimer le bébé. Les femmes qui ont subi trois ou quatre avortements ont 200 % d’augmentation des risques d’avoir une fausse-couche par la suite (Journal of Medical Association, 1980, 243 :2495-9).

Après un premier avortement, les fausses couches ultérieures au cours du premier trimestre augmentent de 85 %. Les grossesses extra-utérines augmentent de 400 à 800 %. Les problèmes au cours de l’accouchement suivant augmentent de 47 %. Les problèmes au cours de l’accouchement proprement dit augmentent de 83 %. Le risque d’avoir un enfant prématuré (cause première de mortalité infantile et de retard mental) augmente de 300 à 500 %.

Tout cela, dans le cas où la mère n’a subi qu’un seul avortement préalable ! En comparant deux groupes de 20.000 femmes, le premier groupe composé de femmes ayant subi un avortement légal, et le second groupe de femmes n’ayant jamais avorté, on a pu mettre en évidence le fait que les femmes ayant subi un avortement perdent par la suite un bébé deux fois plus souvent que celles qui n’ont jamais avorté ! Le taux de stérilité, dans la tranche d’âge de 20 à 24 ans, est passé de 3,6 % à près de 11 %, au cours des dernières années. D’après le Centre National de la Santé, il y a deux raisons à cette augmentation de la stérilité : les maladies sexuellement transmissibles, et les complications occasionnées par un avortement.

46 % des femmes qui subissent un avortement en ont déjà subi au moins un auparavant, et au moins 15 % des femmes en ont eu deux ou plus.

Après un avortement, le risque d’un cancer du sein augmente de 140 % (British Journal of Cancer 1981, 43 : 72-6). L’extraction du placenta est une cause d’hémorragies très sévères au cours de grossesses ultérieures. Les risques de telles hémorragies augmentent de 600 % à la suite d’un avortement (American Journal of Obstetrics & Gynecology 1981, 141 :769-72).

C’est aussi un fait établi que 10 à 30 % des femmes qui ont subi un avortement développent par la suite des problèmes psychiatriques à long terme. Une étude sur cinq ans a montré que 25 % des femmes ayant avorté ont eu recours à des soins psychiatriques. Une étude différente a même mis en évidence un pourcentage bien plus élevé, de l’ordre de 40 %. Les relations avec le père sont aussi affectées. 5 à 7 mois après un avortement, seulement 2 femmes sur 11 poursuivaient encore leur relation avec le père de l’enfant avorté. En effet, un avortement est une décision qui entraîne des conséquences irréversibles, qui affecte la vie de la mère par la suite, et qui lui fait subir des conséquences psychologiques et physiques graves.

Voici ce qu’a constaté un docteur de l’Université du Minnesota, après avoir effectué une étude à long terme sur les conséquences de l’avortement sur les femmes. Il a découvert que 10 ans après un avortement, 81 % des femmes étaient encore préoccupées par leur enfant avorté. 73 % pensaient encore régulièrement à l’avortement proprement dit. 54 % avaient encore des cauchemars à ce sujet. 35 % ont même déclaré qu’il leur semblait qu’elles étaient visitées par l’esprit de cet enfant ! Et 96 % considéraient cet avortement comme un meurtre. Tout cela, dix ans après l’avortement ! Cela prouve que lorsque les femmes mûrissent, elles jugent leur action d’une manière différente que sur le moment. Cela peut signifier qu’elles ont été influencées par des personnes extérieures, lorsqu’elles étaient jeunes et naïves.

Certains justifient l’avortement d’enfants déformés ou handicapés. Ce ne sont pas les qualités ou les capacités qui déterminent la personne humaine. La qualité d’une vie humaine nous importe-t-elle donc si peu, pour que nous décisions de supprimer un être qui ne correspond pas à nos exigences ? Statistiquement, seulement 1 % des femmes qui avortent le font parce qu’on leur a révélé que leur bébé était déformé ou handicapé.

Si nous ne voulons laisser vivre que les enfants parfaitement formés, où allons-nous placer la limite ? Comment allons-nous définir le handicap irrémédiable, ou le retard mental fatal ? Vous ne trouverez jamais d’enfants plus affectueux que des enfants trisomiques. Mais l’histoire prouve que nous voulons toujours placer la barre trop haut. Jusqu’où doit donc aller un handicap, pour que nous empêchions de vivre celui qui le possède ?

En outre, si nous empêchons de vivre des bébés déformés ou handicapés, n’allons-nous pas finir par faire de même pour des adultes ? Manifestement, des bébés n’ont pas les mêmes capacités que des adultes. Mais cela ne nous empêche pas de les considérer comme des personnes à part entière, tout comme leurs parents ! Que se passera-t-il, s’ils subissent un accident qui les handicape, ou si leurs fonctions vitales diminuent trop, lorsqu’ils vieillissent ? Le fait de les supprimer serait à mettre sur le même plan qu’un avortement ! Si nous disons qu’un être n’est humain que si son organisme fonctionne à 100 %, ceux qui sont diminués par un accident, une maladie ou la vieillesse ne doivent donc plus être considérés comme des êtres humains ! Où mettre la limite, et qui va en décider ? Nous devons à tout prix considérer ce problème dans une perspective future, et envisager de quelle manière notre attitude actuelle concernant l’avortement va finir par affecter toute notre vie future et toute la société.

Que disent les sondages ?

Il ne faut pas toujours se fier à des sondages qui ne concernent que certaines régions géographiques ou certains groupes sociaux. Toutefois, certains sondages montrent une remarquable régularité dans le temps.

80 % des personnes interrogées s’opposent à l’avortement en tant que moyen de contrôle des naissances (13 % étaient favorables) (sondage du Los Angeles Times du 19 mars 1989).

92 % pensent que l’avortement ne devrait pas être autorisé par la loi, s’il est pratiqué parce que les parents ne désirent plus d’enfants (sondage du Washington Post du 7 octobre 1989).

56 % pensent que l’avortement est un meurtre. 80 % pensent qu’une femme ne devrait pas pouvoir avorter à n’importe quel moment de sa grossesse. 61 % pensent qu’un avortement ne devrait pas être permis au cours des trois premiers mois de la grossesse, et 72 % au cours des six premiers mois (sondage de Parade Magazine effectué en 1990).

Un sondage Louis Harris (Inside America) a montré que 68 % des Américains pensent que le fait de détruire la vie d’un embryon ou d’un fœtus est contraire à la volonté de Dieu. 60 % pensent que le fœtus devrait avoir des droits, comme tout autre être humain.

Les 13, 14 et 15 février 1998, 537 lecteurs de USA Weekend ont participé au premier Forum National de ce magazine. On leur a posé la question suivante : « Quel est selon vous le meilleur moyen de réduire le taux des avortements ? » Ils devaient choisir l’une des 4 réponses suivantes :

  1. Voter des lois faisant prendre entièrement en charge par la Sécurité Sociale toutes les méthodes de contraception.
  2. Exiger un conseil psychologique et une période de réflexion avant tout avortement.
  3. Développer des programmes complets de formation à l’éducation sexuelle et à la contraception, avant même l’adolescence.
  4. Rétablir une interdiction légale complète de l’avortement, pour que les gens changent de comportement ».

Les résultats ont été les suivants : Réponse 4 : 60 %. Réponse 3 : 25 %. Réponse 1 : 8 %. Réponse 2 : 7 %. La majorité des réponses favorisait donc l’interdiction légale de l’avortement, en comptant sur cette interdiction pour que les comportements changent.

Selon un sondage Gallup du 28 février 1991, 86 % des personnes interrogées pensaient que les femmes désirant avorter devaient recevoir une information sur le développement du fœtus et sur les autres solutions que l’avortement.

Des sondages post-électoraux Wirthlin effectués entre 1994 et 1996 ont montré que 51 % des votants étaient en faveur de laisser l’enfant en vie. 43 % préféraient laisser le choix à la femme. 53 % considéraient que l’avortement devait être prohibé en toutes circonstances, ou prohibés avec certaines exceptions, pour sauver la vie de la mère ou en cas de viol ou d’inceste. Ces 53 % se répartissaient ainsi : 9 % pensaient que l’avortement devait être prohibé en toutes circonstances, 11 % ne l’admettaient que pour sauver la vie de la mère, et 33 % ne l’admettaient qu’en cas de viol, d’inceste, ou pour sauver la vie de la mère.

En 1990 il y a eu 1.429.577 avortements. En 1995, le nombre des avortements était tombé à 1.210.883. Cette diminution de 218.694 avortements est due, d’après le « Center of Disease Control » (Centre de Contrôle des Maladies) à l’abstinence de rapports sexuels, c’est-à-dire au seul moyen qui n’est pas promu par ceux qui veulent résoudre le problème des naissances non désirées ! Parce que l’on désire continuer à avoir des rapports sexuels sans risquer d’avoir un enfant ! L’abstinence sexuelle permettrait aussi de diminuer les risques de contracter une maladie sexuellement transmissible par ceux qui ont des rapports sexuels avant le mariage !

Pour qui sonne le glas ?

En Amérique, plus de 165.000 avortements sont pratiqués chaque année au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse. 90.000 sur des embryons âges de 13 à 15 semaines, 60.000 sur des bébés de 16 à 20 semaines, 15.000 sur des bébés de 21 à 25 semaines, et 600 sur des bébés de plus de 26 semaines (c’est-à-dire au sixième mois de la grossesse).

Dans les pays développés, 39 femmes sur 1.000 avortent chaque année, contre 34 sur 1.000 dans les pays en voie de développement.

En Afrique, on estime que 680 femmes sur 100.000 meurent à la suite d’un avortement.

C’est la Roumanie qui a le taux d’avortements le plus élevé dans le monde.

Le Canada a l’un des taux les plus faibles de mortalité post-avortement, avec 1 décès pour 1 million d’avortements.

38 % des 210 millions de grossesses qui se produisent chaque année dans le monde ne sont pas voulues, et 22 % se terminent par un avortement, soit 42,6 millions d’avortements annuels !

C’est l’Europe occidentale qui a le taux le plus élevé de grossesses non désirées et d’avortements dans le monde : 90 avortements pour 1.000 femmes en état d’avoir des enfants.

Il s’agit d’une véritable épidémie mondiale ! Malheureusement, la source principale de cette influence vient des Etats-Unis.

La recherche sur les tissus fœtaux.

La tendance actuelle est de recueillir les restes des bébés avortés pour alimenter la recherche en faveur des adultes. Nous avons actuellement des lois qui permettent d’avoir recours à des organes de bébés avortés pour les greffer sur d’autres personnes, sans que l’on fasse mention de tissus humains ! N’est-ce pas plutôt cette pratique qui n’est pas humaine ? Il faut rappeler que 63 % des Américains s’opposent à l’octroi de crédits fédéraux à l’utilisation des tissus de bébés avortés en faveur de la recherche.

On a pourtant découvert des bébés avortés qui avaient subi des interventions chirurgicales pour leur prélever des organes.

Voici le prix actuel des organes humains extraits de bébés avortés de 8 semaines :

  • Spécimen en bon état : 70 dollars US.
  • Foie d’un fœtus de 8 semaines : 15 dollars.
  • Cerveau : 999 dollars. (30 % de remise si le cerveau est en mauvais état).
  • Moelle osseuse : 250 dollars.
  • Oreilles : 75 dollars.
  • Yeux : 75 dollars.
  • Glande pituitaire : 300 dollars.
  • Moelle épinière complète : 325 dollars.

Les organes sont utilisés par les laboratoires, mais il est illégal de les vendre. Pour détourner la loi, les laboratoires règlent des « droits d’auteur ». Un tel trafic devrait écœurer tous ceux qui ont une conscience, malgré tous les prétendus avantages apportés par ces recherches.

L’Amérique était un pays de liberté, mais nous avons employé cette liberté pour nous rebeller contre Dieu. Nous n’avons plus la crainte de Dieu. Si les lois continuent d’évoluer dans ce sens, notre société sera complètement détruite, et il n’y aura plus aucun respect pour la vie humaine. La descente aux enfers est si rapide que cela nous donne le vertige !

Dans Deutéronome 30 :19, Le Seigneur S’adresse à Israël : « J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité ».

Quand une société en vient à tirer profit de la mort en vendant des bébés avortés, elle est parvenue au point de sa propre mort.

Si nous ne modifions pas notre comportement, notre nation sera bientôt mûre pour le jugement de Dieu.

Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés ».

Après avoir accepté un avortement, beaucoup peuvent être chargés de remords, éprouver de l’anxiété, faire une dépression, avoir un sentiment de perte, devenir agressifs ou psychotiques, ou même avoir des pensées de suicide. Une femme ayant avorté peut connaître tout ou partie de ces problèmes. Un tel traumatisme est reconnu officiellement par l’Association Psychiatrique Américaine comme une maladie psychologique à part entière.

Pour réconforter ceux qui sont rongés de remords.

Avoir de la compassion signifie se soucier et prendre soin de ceux qui sont malades, faibles, handicapés ou désespérés. Dieu éprouve de la compassion, non seulement pour ces enfants innocents qui ont été mis à mort, mais aussi pour leurs mères, qui pensaient qu’elles n’avaient pas d’autre solution, ou qui se sentaient incapables d’élever leur bébé.

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! » (2 Cor. 1 :3-4).

Dieu ne veut pas punir, mais réconforter tous ceux qui ont été affligés. Il veut guérir tous les cœurs brisés. Dieu nous a dit que si nous crions à Lui, Il répondra.

« Eternel ! Ne me punis pas dans ta colère, et ne me châtie pas dans ta fureur. Car tes flèches m’ont atteint, et ta main s’est appesantie sur moi. Il n’y a rien de sain dans ma chair à cause de ta colère, il n’y a plus de vigueur dans mes os à cause de mon péché. Car mes iniquités s’élèvent au-dessus de ma tête ; comme un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. Mes plaies sont infectes et purulentes, par l’effet de ma folie. Je suis courbé, abattu au dernier point ; tout le jour je marche dans la tristesse. Car un mal brûlant dévore mes entrailles, et il n’y a rien de sain dans ma chair. Je suis sans force, entièrement brisé ; le trouble de mon cœur m’arrache des gémissements » (Psaume 38 :1-8).

Si nous reconnaissons devant Dieu nos péchés, Il est fidèle pour nous pardonner et pour purifier notre cœur. « Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; j’ai dit : j’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché » (Psaume 32 :5).

Réfléchissez bien à tout cela !

Source:
http://www.latrompette.net/post/A119.avortement.htm