Bénir son conjoint

 
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Quels sont les ministères que doivent se rendre chaque conjoint, dans le couple?

En interprétant Gen 2.18, nous voyons que l’homme déchu, seul, a besoin d’être compléter et notre conjoint a la responsabilité de nous apporter la part de nous qu’il y a en lui. L’image de Dieu ayant été corrompue par le péché, chaque conjoint doit œuvrer dans la vie de l’autre afin que le couple Chrétien, né de Christ, restaure l’image déformée. Il s’agit donc d’œuvrer dans la vie l’autre afin qu’il se rapproche chaque jour davantage du modèle qui est Jésus-Christ. Si après un certain nombre d’années de mariage, vous ne voyez pas l’apport de votre conjoint, c’est qu’il y a un problème soit de votre côté, soit du sien.

Cette perfection mutuelle se fait souvent en se frottant l’un à l’autre, car les choses ne sont pas automatiques dès le départ. Il n’est pas évident que des personnes différentes par leur sexe, leur éducation, leur culture, leur formation… deviennent une seule chair sans heurt. Dans le couple, nous sommes le miroir l’un de autre. Quand ma femme manifeste son désaccord sur un point, elle me revoie l’image que je présente. Il me revient donc d’examiner et d’amener un changement dans ma vie pour améliorer mon caractère.

Le second ministère que les conjoints se doivent est l’amour «agape». Cet amour inconditionnel est une source d’énergie qui permet au conjoint d’affronter le monde extérieur sans tenir compte de tous les rejets dont il peut être l’objet. Par conséquent, l’amour inconditionnel que je donne à mon conjoint permet de résister aux tentations et de manifester quotidiennement le fruit de l’Esprit en soi. Ceci est un choix et pas que le résultat d’un sentiment, qui peut être éphémère.

Si le mari est évangéliste par exemple, on cantonne la femme à un intercesseur. Est-ce bien pensé?

Ceci n’est pas juste de le faire. Car lorsque nous auront à rendre compte devant Dieu, il n’y aura pas d’homme ou de femme, mais des êtres qui auront à répondre individuellement de ce qu’ils ont fait des talents et des dons qu’ils ont reçu de Dieu.

Par exemple, la femme qui a reçu des dons particuliers est censée exercer TOUS ses dons envers son mari d’abord et pour le bien de l’Eglise. On ne peut ne pas la limiter à des tâches «réservées».

Il en est de même pour l’homme. En restreignant l’exercice des dons de l’un par rapport à l’autre, le couple (et accessoirement la famille) est privée d’une partie de ses ressources utiles. Au contraire, le conjoint doit être le premier à bénéficier du don de son partenaire. En chacun des conjoints, Dieu met des ressources pour que justement, l’autre en profite largement (don de miracle, enseignement, prière, etc.). Je ne remets pas bien sûr en cause le fait que certaine fonctions dans l’Eglise ne puissent pas être attribuées à la femme.

Comment alors interpréter le fait que l’homme soit le «berger» de sa femme, surtout d’un point de vue spirituel?

L’homme est le chef et berger, non pas parce qu’il serait le plus fort ou le plus intelligent ou le plus riche, etc. Mais juste parce que Dieu en a décidé ainsi. La femme ne doit pas prendre les devants…

…Cas pratique: pour une femme dotée du don d’enseignement, peut-on concevoir que la femme fasse les études bibliques à la maison, devant son mari?

Moi, par exemple, malgré la longue expérience dans la foi que Dieu m’a accordée, c’est quand même ma femme qui dirige l’étude Biblique dans ma maison. Il s’agit en fait pour chaque homme de se rendre compte qu’il est responsable de sa famille et de sa femme, mais pas nécessairement celui qui fait tout ou qui a les talents pour tout faire. C’est une question de responsabilité. Que chacun agisse selon les dons que Dieu lui a donnés mais dans le respect des responsabilités que lui confère son sexe. L’homme doit donc être en mesure de détecter ces dons chez sa femme et lui donner l’opportunité de manifester cela, dans l’humilité et l’amour. Le bon leader n’est pas celui qui sait tout faire mais celui qui sait utiliser les ressources à sa disposition.